Portrait of Nikolai, a character from the ISEKAI The Otherworlder’s Heir series
Nikolai — Personnage de ISEKAI : L’Héritier de l’Autre Monde

Nikolai

La porte dérobée se referma sans bruit derrière lui.

Nikolai s’immobilisa un instant dans le couloir étroit, les doigts encore posés sur le bois. Le souffle du palais vibrait autour de lui — échos de voix, de pas, de colères contenues — une tension sourde qu’il connaissait trop bien.

« À plus tard, mon ami. »

Il n’avait pas répondu à Yafa.

Il savait.

Ce « plus tard » n’existait plus.

Son esprit s’ordonna avec une précision froide.

Le prince vivait.
Le prince comprendrait.
Le prince frapperait.

Le temps se contracta.

Une heure. Deux au mieux.

Il avait toujours su.

Pas comme une certitude formulée, mais comme une tension persistante, un déséquilibre discret qu’il s’était habitué à ignorer. Servir un homme instable exigeait d’anticiper le moment où la loyauté cesserait d’être une vertu pour devenir une faute.

Son père avait servi avant lui. Deux générations liées à la couronne, à l’idée d’un ordre à préserver, d’un pouvoir à contenir.

Nikolai avait poursuivi.

Il s’était trompé sur une chose.

L’instabilité, il l’avait prévue.
L’injustice, il l’avait tolérée.
Mais l’arbitraire absolu — dépouiller une alliée loyale, prospère, utile à l’État, par pure convoitise — cela dépassait ce qu’il avait accepté d’envisager.

Pas à ce point.
Pas si ouvertement.

Alors ce jour n’était pas une surprise.

C’était une confirmation.

Il se mit en marche.

Ses pas s’enchaînaient avec régularité, sans hâte apparente. Chaque détour lui était familier, chaque passage intégré depuis des années à une mémoire précise du palais et de ses accès.

Il ne fuyait pas.

Il quittait.

Une fois dehors, l’air lui sembla plus vif, plus tranchant, comme si chaque inspiration clarifiait ce qui devait être fait.

Il traversa la cour, franchit les portes, s’engagea dans les rues sans jamais accélérer. Un homme qui court attire l’attention. Un homme qui marche disparaît.

Déjà, il triait.

L’argent disponible.
Les objets transportables.
Le temps restant.

Sa maison apparut au détour d’une rue.

Il entra.

La pièce était vide.

Un battement suspendit le temps, bref mais dense, comme si chaque seconde prenait soudain plus de poids.

Ses yeux balayèrent l’espace avec précision — manteaux absents, coffret ouvert, traces d’un départ récent. Rien de renversé. Rien de forcé.

Ils étaient sortis.

Son esprit trancha aussitôt.

Les chercher.
Ou préparer.

S’ils revenaient et qu’il n’était pas prêt, ils perdraient leur avance. S’il partait à leur recherche, il risquait de les manquer — ou pire, de croiser ceux qui viendraient pour lui.

Il choisit.

Il se dirigea vers le coffre, l’ouvrit, rassembla toutes les bourses sans hésitation. Aucun tri. Aucun abandon.

L’argent décidait de la survie.

Ses gestes s’enchaînaient avec méthode : sacs solides, vêtements durables, objets utiles. Tout ce qui attirait le regard était laissé derrière.

Il préparait le départ.

La porte s’ouvrit.

Son épouse entra, les enfants derrière elle.

Leurs regards se croisèrent.

Elle comprit immédiatement, lisant dans son expression ce qu’aucun mot n’aurait formulé assez vite.

Elle posa ce qu’elle tenait et se mit en mouvement.

« Combien de temps ? »

« Peu. »

Elle acquiesça.

Aucune agitation. Aucun désordre. Seulement une efficacité silencieuse, née de la confiance et de l’habitude.

Les enfants furent appelés d’un geste.

Nikolai ajusta un sac, en vida un autre, redistribua le poids sans commentaire.

« Prenez seulement ce que vous pouvez porter longtemps. »

Le plus jeune hésita, regarda ce qu’il tenait, puis le reposa lentement.

Le silence qui suivit n’était pas vide.

Il était concentré.

Nikolai referma le coffre.

Sans clé.

Sans retour.

Il se redressa.

« Nous partons. »

Ils quittèrent la maison ensemble.

La porte resta entrouverte.

Dans la rue, la vie continuait, indifférente, absorbée par ses propres rythmes. Quelques regards glissèrent sur eux avant de se détourner.

Une famille parmi d’autres.

Nikolai ajusta sa trajectoire.

Le port de l’Iris.

Première traversée.

Sinon, la route.

Ses calculs continuaient, précis, implacables, chaque variable évaluée sans jamais ralentir sa marche.

Derrière lui, le palais n’était déjà plus qu’une présence lointaine.

Devant, l’incertitude.

Il posa brièvement la main sur l’épaule de son fils.

« Reste près de moi. »

Sa voix était stable.

Elle le resterait.

Ils avancèrent.

Et cette fois, Nikolai ne cherchait plus à corriger le monde.

Il choisissait simplement de ne plus s’y soumettre.

Profil

Rôle : Conseiller du prince d'Eldoris

MBTI : ISTJ

Race : Humain

Voix :

niveau de langage soutenu, formel, respectueux, calme et sérieux

Qualités :
  • Dévoué
  • Honnête
  • Loyal
  • Prudent
  • Sage
Défauts :
  • Conservateur
  • Distant
  • Froid
  • Méfiant
  • Rigide
Informations :

Un conseiller loyal et dévoué qui sert le prince. Il est le fils d’un ancien chevalier qui a sauvé la vie du prince-père lors d’une bataille. Il a une grande connaissance des affaires de la principauté, et il conseille le prince avec sagesse et prudence. Il est apprécié par le peuple, qui le voit comme un homme juste et honnête. Il est fidèle à son épouse, avec qui il a trois enfants.