La Grande Terre vue depuis l’espace, planète de la saga isekai « ISEKAI : L’Héritier de l’Autre Monde ».
La Grande Terre, monde principal de la saga isekai « ISEKAI : L’Héritier de l’Autre Monde ».

La naissance d’une mythe

On raconte qu’avant l’arrivée de la seconde lune — Vespera —, à l’aube du cataclysme qui marqua la naissance de la nouvelle ère, nul ne savait quelle forme avait le monde.

Les peuples vivaient au rythme des saisons, persuadés que les terres s’étendaient simplement « aussi loin que la vie pouvait porter le regard ».

Puis survint le cataclysme de La Nuit sans Fin, un événement tellement brutal que son souvenir a traversé les siècles.

Le choc inimaginable

Dans les eaux méridionales, une île volcanique fut engloutie par une montagne de feu.

Le titan de roche et de magma explosa dans un rugissement qui semblait jaillir des entrailles mêmes du monde.

L’onde qui en résulta n’appartenait plus au domaine des tempêtes ou des séismes : sa violence relevait d’un principe presque mythique, comme si création et destruction s’étaient heurtées en un seul instant.

Le souffle qui déferla sur les plaines déracina les forêts, fit vibrer la pierre des cités lointaines et abattit des villages entiers.

Les témoignages rapportent que l’air trembla, que la lumière chancela et que la conviction du dernier jour traversa toutes les nations.

Un phénomène impossible

L’onde frappa les côtes, se dissipa… puis revint.

Et lorsqu’elle revint une nouvelle fois, mais depuis l’horizon opposé, les chroniqueurs comprirent que le phénomène défiait toute logique.

Ce cycle se répéta pendant plusieurs jours et des tsunamis successifs amplifièrent la dévastation.

C’est alors que l’incompréhension céda la place à une inquiétude plus vaste : le ciel du monde s’assombrit durant plusieurs années. Le climat changea, les températures chutèrent, et les peuples réalisèrent que l’événement dépassait tout ce qu’ils avaient connu.

La révélation

Les premiers mages, terrifiés, consignèrent les impacts successifs dans les annales.

Dans leur incompréhension, une certitude émergea lentement :

  • Si l’onde revenait… alors elle avait fait le tour du monde.
  • Et si elle avait fait le tour du monde… alors le sol foulé ne pouvait être plat.

Pour la première fois, les peuples comprirent que le sol qu’ils foulaient n’était pas une étendue infinie, mais la surface courbe d’un géant flottant dans le vide.

La naissance d’un nom

Pour distinguer ce vaste monde des simples terres qu’ils cultivaient, les érudits lui attribuèrent un nom solennel : La Grande Terre — non pas la terre des champs, mais la Terre entière, celle qui englobe tout ce qui vit, respire et rêve.

Ce nom survécut aux empires, aux guerres et aux siècles.

Il devint la base des cartes, des chroniques et des récits officiels.

Aujourd’hui encore, lorsque les astronomes observent les astres ou que les scribes tracent les frontières des royaumes, tous se souviennent de cet événement meurtrier que l’on préfère évoquer comme une légende.

Mais son héritage demeure : La Grande Terre est ronde.