Lune rouge observée depuis la Grande Terre, phénomène céleste majeur dans l’univers ISEKAI
La lune rouge, phénomène céleste au cœur de l’équilibre magique du monde d’ISEKAI.

Origines et traditions anciennes

Certaines traditions rapportent qu’avant de devenir l’astre captif de La Grande Terre, la lune rouge connue sous le nom de Vespera suivait l’orbite d’un autre monde. Les chroniques les plus anciennes évoquent l’intervention de mages de ce monde, fascinés par sa présence, qui auraient cherché à l’attirer dans leur ciel. D’autres sources, tout aussi anciennes, parlent d’une planète aujourd’hui disparue — ou profondément altérée — dont il ne subsiste que des fragments de savoir incomplets et des récits contradictoires.

Ce monde ancien, marqué par l’orgueil, l’accumulation de conflits et l’usage de forces dépassant leurs détenteurs, aurait progressivement sombré dans une instabilité irréversible. Sans que les mécanismes exacts de cette chute aient jamais été clairement établis, l’équilibre gravitationnel et énergétique de son système céleste s’en trouva durablement perturbé.

Le cataclysme de l’An 0

Libérée de son orbite originelle, Vespera erra durant une période indéterminée à travers l’espace, avant d’entrer dans le champ d’attraction de La Grande Terre. Sa quasi-collision avec la planète provoqua le cataclysme fondateur de l’An 0, marquant la fin de l’ère ancienne et l’avènement d’un monde profondément transformé.

Depuis lors, la lune rouge demeure en orbite, suspendue au-dessus de La Grande Terre comme le vestige silencieux d’une catastrophe antérieure. Sa présence continue d’influencer durablement les équilibres du monde, rappelant que certains bouleversements, même anciens, ne cessent jamais réellement de produire leurs effets.

Perception culturelle et symbolique

À cause de sa couleur écarlate et de l’atmosphère mystérieuse qu’elle diffusait lorsqu’elle apparaissait durant la transition entre le jour et la nuit, les anciens la surnommèrent Vespera, c’est-à-dire « étoile du soir ».

Sa présence adoucissait les mœurs, invitait à la poésie et parfois même à la romance.

Cycles célestes et influences magiques

Les érudits ont depuis longtemps observé que Vespera suit un cycle sensiblement plus court que celui de la lune des marées. Son interaction avec les autres astres du ciel engendre des périodes irrégulières, marquées tantôt par des nuits privées de toute lumière lunaire, tantôt par de rares configurations célestes particulières.

Ces phénomènes, bien que prévisibles dans leurs grandes lignes, demeurent suffisamment singuliers pour troubler les pratiques magiques et nourrir superstitions et croyances. Dans certaines régions, les nuits sans lune sont évitées, tandis que les alignements font l’objet d’une surveillance attentive de la part des académies et des cultes anciens.